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Survivez au déni de votre Runner !


Le déni de votre runner n'en finit pas de finir.

Il dénie votre histoire/ses blessures/qui il est vraiment. L'un ou l'autre ou les trois à la fois.


C'est interminable.

Monotone.

Sans limite.

Et désespérément prévisible.


D'ailleurs, à la longue, cela ne vous blesse même plus. Vous jubilez presque cyniquement d'avoir si bien anticipé à quelle vitesse il allait vous claquer la porte sur les doigts en vous racontant un tissu d'inepties. (Et encore, quand il ne vous explique pas que vous êtes l'entière origine de son mal-être et du bazar dans lequel sa vie s'offre un naufrage, vous avez bien de la chance!)


Vous avez juste, en attendant le jour lumineux où votre runner ouvrira ENFIN les yeux sur son état, la sensation de traverser le désert de l'Arizona à pied, avec pour toute distraction une rengaine, toujours la même. (Le Grand Blond avec une chaussure noire, par exemple. Ou la musique de Blade Runner. Ancienne version.)


Pourtant, longtemps, vous avez été prête à en découdre!! Oh la la, l'armure de votre runner!! Vous n'aviez qu'une envie : la bousiller à coups de hâche! Dynamiter ses épaisses lunettes noires, et foutre le feu à son masque d'autruche!

Quelle ignominie, ce déni de l'évidence!!! A vous, chaser, on ne la fait pas!


Donc, dans votre belle entreprise de dynamitage en règle, et sûre de votre succès, vous avez pratiqué :

- la question qui tue : "Dis moi, mon runner, tu me dis être malheureux avec ta femme chaque jour que Dieu fait. Mais.... pourquoi restes-tu avec elle..?"

- la remarque qui tue : "Tu as observé? A chaque fois qu'on s'éloigne l'un de l'autre, la vie s'arrange pour nous rapprocher. Dingue!"

- le livre qui tue : "Dis, je viens de tomber PAR HASARD sur cet ouvrage sur les flammes jumelles, chapitre 8, alinéa 4, le déni du runner..."

(Tiens, runner, prends ça dans ta jolie petite tête de bourrique!!!)


Mais non.... Votre runner est aussi opaque qu'un dolmen au centre d'un super trou noir. Rien ne filtre.


Alors, à force de vous heurter à des murs et de revivre sans cesse le même épisode désagréable, vous êtes FA-TI-GUEE.


Bon, on vous a bien promis retrouvailles, réunion, fusion, tout ça. Très bien. Mais, à ce rythme là, vous restera t-il seulement des dents pour en profiter?? Papy et Mamie flammes jumelles, voilà qui est sexy!!!


Mais que c'est long!

Mais


Quel


EN-


NUI!


Allez, on se secoue les puces, chaser!! Vous n'allez tout de même pas laisser cette affreux coquin, aussi charmant (infect) soit-il, ruiner votre pulsion vitale???


REBELLION!!!

Mais une rébellion intelligente, hein? Les qualités de stratège du chaser (en plus d'être lucide, conscient, courageux, humble surtout, bref, intégralement formidable), ne sont plus à démontrer.


A vos casques de Dux Bellorum!


Déjà, l'état des lieux du champ de bataille.

Le runner est construit sur un false-self. Cela n'a pas pu échapper à votre oeil de faucon.

Mais attention, pas un discret false-self. Un false-self géant!!


Cette fausse identité, envahissante et gangrenante s'il en est, est assise sur :

- des contraintes, réelles ou auto-inventées,

- de sérieuses lacuniques affectives et de longue date,

- des rituels formels bien rigides,

- de pesantes attentes sociales et/ou familiales,

- de la peur du jugement ou du regard d'autrui

- une bonne frousse de perdre un millimètre de ses acquis, de ses habitudes ou de son confort...

(Et je suis sûre que j'en oublie!)


Vous l'avez compris, votre runner est pétri de limitations! Et se sent enfermé 23h/24.


Derrière ce masque il y a....? Un marécage aussi vaseux que le fleuve jaune en pleine crue. Votre runner ne sait absolument pas ni qui il est, ni à quoi il aspire vraiment.

Fichtre! Vous voilà bien embarquée!


Vous, chaser, vous avez parfaitement saisi tout ça, à la minute même où votre runner a ouvert la bouche. Pour vous dire des faussetés en toute bonne foi. (Mais on ne va pas lui en vouloir, hein?? Le pauvre poussin ne s'en rend même pas compte!)


Sauf que vous, chaser, loin de détourner le regard avec élégance, vous adorez fouiller les fonds de poubelles... Une vrai passion! ... non..?? ...

En plus, ce qui est merveilleux avec vous, c'est votre subtilité dans l'approche : "... dis moi, mon runner adoré, toutes ces contraintes dont tu te plains tant, tu ne les cultiverais pas un tout petit peu, par hasard....? Tu n'aurais pas peur de quelque chose/l'estime de toi dans les chaussettes/de mauvaises habitudes/de fausses croyances ???"

Et PAF!!! Verte remarque cadenassée de votre runner droit dans votre joli minois! Et CLAC de coquille St-Jacques ulcérée qui se referme brutalement sur vos belles intentions!


REGLE D'OR, chaser : votre runner protégera son false-self devant l'éternel, bec et ongles, avec dextérité, mauvaise foi notoire et acharnement. Sachez-le.

(Derrière, c'est un chaos apocalyptique. Voilà pourquoi.)


Du coup, votre arsenal de protection??

Il vous faut IMPERATIVEMENT mettre la donnée suivante dans votre tête, de manière aussi solide que le bouclier de Vulcain :

"Ce n'est pas moi, chaser, qui vais, avec mes jolies remarques fines et subtiles, démonter le false-self de mon runner, ni le sortir de son déni."

Non non non. Humble (et blasée) vous serez.

(En vrai, c'est l'univers/la source/la providence/la vie/les anges et tous les saints qui vont lui envoyer l'équivalent de 4 Dien Bien Phu sur le recoin de la tronche. Il faudra au moins ça. Vous n'y croyez pas? Je sais, c'est normal. Le jour où cela va se produire, vous mettrez 6 mois à digérer l'information.)


Et votre stratégie de défense?? Pour retrouver toute votre vitalité?


Simple :

1. Je laisse tomber.

2. Je laisse tomber (oui oui, je sais, votre runner fait n'importe quoi.)

3. Je laisse tomber (oui oui, je sais, il est parfaitement ignominieux.)

4. Je laisse tomber (oui oui je sais, il est fichu de mettre 10 ans à vous recontacter.)


Et le plus important.... : je laisse tomber.


Vous vous occupez de... votre petite gueule. Et vous faites TOUT ce dont vous avez besoin pour vous sentir bien. (Et donc d'être en mesure de renoncer à changer votre runner d'un zéphyr de millimètre et de n'en avoir rien à péter de son déni. Vital, ce dernier point.)


Je dis bien : TOUT.

Sur le ring des flammes jumelles, tout est permis : vous barrer, lui poser des lapins, vous marier, lui faire 3 enfants dans le dos, partir vivre au Japon...


TOUT!


Mieux encore! Vous allez observer quelles blessures, chez vous, vous rendent le déni et l'attitude de votre runner insupportable et destructrice. Maline comme vous êtes, vous allez vous faire aider brillamment, et résilier avec brio! Et hop! Trois briques en moins dans votre musette!


Et là... miracle des miracles... que se passe t-il lorsque votre runner n'a plus besoin de défendre et renforcer son false-self sous les assauts de vos mots (justes)? (Parce que c'est ça, le pire!! Vos traits verbaux, si justes soient-ils, le poussent par opposition à consolider sa pataugeoire!)

Le voilà face à lui-même! Et bien embêté! Parce que, mine de rien, il ne se sent pas mieux, sans vous, le nez collé dans son marécage du fleuve jaune! (Mais vous, si, par contre. Nettement. Et vous le regardez patauger dans sa mouise du haut de votre 30 ème étage de sérénité.)


Et si le contact est coupé depuis longtemps?

Et bien, de sa résidence secondaire à Ouagadougou, il ne manquera de sentir, quelque part au fond de lui, que vous êtes en train de vous creuser un joli tunnel d'évasion psychique et énergétique. Il risque fort de se sentir tout chose...



C'est là que, subrepticement, un beau jour, l'univers entre en scène... ô merveille!


Mais ceci est une autre histoire!

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